Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

dimanche 4 septembre 2011

Reiser et les Rrrominets

J’ai, je l’avoue, un certain faible pour Reiser, dont ni les ans ni la réflexion ne sont tout à fait parvenus à me guérir.
Oh, je devine ce que vous allez me dire : « Quoi ? Mais c’est un gauchiste ! Il cultive la laideur ! Sans compter qu’un certains nombre de ses dessins ne sont pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, à mettre entre toutes le mains ! »
Et, certes, tout cela est vrai. Mais songez que votre serviteur a commencé sa carrière intellectuelle avec des idées bien à gauche sur bien des points. Il faut bien qu’il en reste un petit quelque chose. Et puis il me semble aussi que, en toute objectivité, Reiser était un dessinateur hors du commun, doublé d’un observateur aigu, bien que partial, du monde contemporain. Son sens du gag et de la narration fait souvent merveille, même pour raconter des choses que la moralité réprouve et que la réflexion désavoue.
Bref, Reiser continue à me faire rire, en dépit du fossé intellectuel qui aujourd’hui me sépare de lui. Je cède d’autant plus volontiers à cette faiblesse que Reiser savait à l’occasion se moquer - et avec talent - de sa famille politique et des idées qui lui étaient chères, comme l’écologie.
Bien évidemment c’est plutôt ce genre de dessins que l’on trouvera ici.
Et d’abord, pour commencer gentiment, un mini récit dédié à tous nos vaillants défenseurs de Rrroms en situation irrégulière - un mini récit dessiné du temps où, même à gauche, on les appelait encore « les gitans ».


3 commentaires:

  1. Je vois une petite maladie qui ne durera pas...
    Ah, ce Reiser...
    Et les aventures de Jeanine...sniff, sniff, pardon pas d'anglicisme, renifle, renifle.

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  2. Il avait incontestablement du talent, même si c'était un talent un peu particulier.
    Je mettrais d'autres de ses dessins, au gré de l'inspiration.

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  3. "Mais songez que votre serviteur a commencé sa carrière intellectuelle avec des idées bien à gauche sur bien des points."
    Comme beaucoup d'entre nous !

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