Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

mardi 3 avril 2012

Le paradoxe du crooner




Il semblerait que nous soyons presque irrésistiblement tentés de croire qu’une œuvre d’art reflète l’état émotionnel de celui qui la crée. Particulièrement en matière musicale ; sans doute parce que la musique est la forme artistique la plus puissante et la plus directe, celle qui suscite en nous le plus directement les émotions les plus puissantes (mais par là-même pas nécessairement les plus durables).
Pourtant un instant de réflexion pourrait suffire à nous convaincre que cela ne peut pas être le cas, en tout cas pas la plupart du temps.
Frank Sinatra a chanté des milliers et des milliers de fois le célébrissime One for my baby, devant des milliers d’audiences différentes, et presque toujours avec une conviction renversante. Devons-nous réellement croire que, lors de chacune de ses performances, Sinatra était dans le même état émotionnel que le personnage de sa chanson ?
Non bien sûr. La performance de Sinatra est une performance d’acteur. Sinatra se met dans la peau de son personnage, exactement de la même manière qu’un bon comédien se met dans la peau du rôle qu’il interprète. L’émotion que sa voix suscite n’est pas la sienne. Ce n’est pas ce qu’il ressent, c’est ce qu’il nous fait ressentir.
Et il n’y a pas davantage besoin d’être triste, ou abandonné par la femme que l’on aime, pour apprécier les chansons tristes, ou qui parlent d’un homme abandonné par la femme qu’il aime.




7 commentaires:

  1. Aristide, écoutez moi ça!

    http://www.youtube.com/watch?v=m2ESuGhiZLs

    C'est beau comme du Sinatra, non ?

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  2. Bonjour Aristide,

    Mes filles me traitent plutôt de Peste...

    Voici ce que j'écoute de temps en temps:

    http://www.youtube.com/watch?v=zanYf6c-DpA

    Bonne journée.

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  3. Aistide,

    Il y a aussi ceci mais on n'est pas obligé d' apprécier la Country pure et dure.

    http://www.youtube.com/watch?v=TTA2buWlNyM&feature=BFa&list=AL94UKMTqg-9CsoL1wb57KE3PhIWCcedxR

    Moi, j' adore et lors de mon seul voyage en terre américaine, je n' écoutais que ces chansons sur les jukebox dans des endroit complètement dingues comme Mexican-hat, avez vous lu les romans policiers de Tony Hillerman, un voyage dans l' ouest profond version navajo.

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  4. Bien, si vous ne me dites pas bravo,

    http://www.youtube.com/watch?v=e37gDUi4a7A

    là je condamne à écouter 24h sur 24 , Enrico Macias dans " Les gens du nord"

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  5. Aristide,

    Vous étiez prévenu,

    http://www.youtube.com/watch?v=tY6u4-k4aFs&feature=fvst

    Petite anecdote, quand je suis arrivé sur Paris en 1977, mes relations me chantaient souvent cette chanson que j' ai évidemment pris en grippe.

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  6. Arrgh, Enrico Macias! Pitié, pitié...

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