Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

mercredi 19 septembre 2012

(les féministes sont) toutes les mêmes!




J’ai eu la joie de découvrir récemment, grâce à quelques échanges chez l’Amiral et chez Didier Goux, une curiosité paléontologique pseudonymée Euterpe.
Ce spécimen remarquable - que l’on imagine décongelé directement d’une réunion du MLF au début des années 1970 ou bien d’une conférence-débat d’Antoinette Fouque - présente en effet toutes les caractéristiques de l’espèce archéo-féministe-à-poils-durs. A savoir :
L’obsession langagière - c’est en changeant les mots qu’on changera les mentalités ! - qui conduit à mettre des « e » partout et à inventer des vocables aussi seyants que « gynilité ».
L’obsession de la sexualité, pas par amour de la chose, oh non, mais parce que c’est de la libération de la sexualité que viendra la libération de la femme : les femmes doivent devenir aussi vulgaires et aussi cavaleuses que les hommes les plus vulgaires et les plus cavaleurs - vaste programme...
Le vocabulaire et les références lourdement psychanalytiques.
Les insultes permanentes, censées déstabiliser l’adversaire mâle qui, le grand naïf, s’imagine que les femmes sont toutes de petites fleurs délicates.
Etc.
Et puis surtout, accompagnant tout cela, le refrain que l’on entend derrière chaque phrase, derrière chaque mot, le « tous les mêmes, tous des salauds » qui est le fin fond de la pensée - si l’on peut dire - de ce genre de créature.
Bref, une petite merveille dans son genre.
J’ai été d’autant plus ravi de connaitre la dame (on hésite à utiliser un tel mot pour la qualifier, mais enfin...) que celle-ci m’a rappelé une planche de Reiser dont j’avais presque oublié l’existence. Et pourtant...
Je me souviens très nettement que, la première fois où j’avais vu cette planche, il y a longtemps déjà, j’avais eu l’intuition qu’il y avait là l’expression quasi parfaite de la vérité d’un certain féminisme. Et pourtant Reiser était - ou se croyait - féministe, et pourtant moi aussi, à l’époque...
Comprenne qui pourra.
Comprenne aussi qui pourra pourquoi j’ai eu cette intuition en voyant ce dessin. Je vous le livre, sans explication de texte ni analyse. A vous de vous faire votre idée.
Bon évidemment, c’est du Reiser, donc pudibonds s’abstenir.
Sinon il y Les Bostoniennes. C’est très bien aussi.


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