Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

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dimanche 27 janvier 2013

Mariage pour tous : les premières images de la manifestation

 
Ah non, ça c'était une photo d'une précédente manif citoyenne et engagée autant que festive. Toutes mes excuses.
Donc, en avant première mondiale, votre serviteur vous livre les premières images de la manifestation qui se déroule actuellement "pour l'égalité des droits", comme ils disent.


"Ca sent la bonne humeur, l'égalité, la fraternité et la sororité" (Caroline de Haas, sur Twitter)

Allez, pour rester dans la joie et la bonne humeur, encore un petit dessin du gauchiste Reiser qui, à n'en pas douter, aurait aujourd'hui été condamné depuis longtemps pour "homophobie".


mercredi 19 septembre 2012

(les féministes sont) toutes les mêmes!




J’ai eu la joie de découvrir récemment, grâce à quelques échanges chez l’Amiral et chez Didier Goux, une curiosité paléontologique pseudonymée Euterpe.
Ce spécimen remarquable - que l’on imagine décongelé directement d’une réunion du MLF au début des années 1970 ou bien d’une conférence-débat d’Antoinette Fouque - présente en effet toutes les caractéristiques de l’espèce archéo-féministe-à-poils-durs. A savoir :
L’obsession langagière - c’est en changeant les mots qu’on changera les mentalités ! - qui conduit à mettre des « e » partout et à inventer des vocables aussi seyants que « gynilité ».
L’obsession de la sexualité, pas par amour de la chose, oh non, mais parce que c’est de la libération de la sexualité que viendra la libération de la femme : les femmes doivent devenir aussi vulgaires et aussi cavaleuses que les hommes les plus vulgaires et les plus cavaleurs - vaste programme...
Le vocabulaire et les références lourdement psychanalytiques.
Les insultes permanentes, censées déstabiliser l’adversaire mâle qui, le grand naïf, s’imagine que les femmes sont toutes de petites fleurs délicates.
Etc.
Et puis surtout, accompagnant tout cela, le refrain que l’on entend derrière chaque phrase, derrière chaque mot, le « tous les mêmes, tous des salauds » qui est le fin fond de la pensée - si l’on peut dire - de ce genre de créature.
Bref, une petite merveille dans son genre.
J’ai été d’autant plus ravi de connaitre la dame (on hésite à utiliser un tel mot pour la qualifier, mais enfin...) que celle-ci m’a rappelé une planche de Reiser dont j’avais presque oublié l’existence. Et pourtant...
Je me souviens très nettement que, la première fois où j’avais vu cette planche, il y a longtemps déjà, j’avais eu l’intuition qu’il y avait là l’expression quasi parfaite de la vérité d’un certain féminisme. Et pourtant Reiser était - ou se croyait - féministe, et pourtant moi aussi, à l’époque...
Comprenne qui pourra.
Comprenne aussi qui pourra pourquoi j’ai eu cette intuition en voyant ce dessin. Je vous le livre, sans explication de texte ni analyse. A vous de vous faire votre idée.
Bon évidemment, c’est du Reiser, donc pudibonds s’abstenir.
Sinon il y Les Bostoniennes. C’est très bien aussi.


dimanche 13 mai 2012

Charité mal ordonnée



Rousseau disait fort bien : « Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins. »
Il est bien dommage que nous ne l’ayons pas davantage écouté, car la maladie qu’il voyait à l’œuvre chez quelques « philosophes » (le terme chez lui est dérogatoire, et en général péjoratif) s’est largement répandue depuis et infecte désormais un grand nombre de nos contemporains. Je n’ai sans doute pas besoin de vous faire un dessin.
Par contre, si Rousseau ne vous parle pas, s’il vous semble décidément désuet, si vous ne lui pardonnez pas l’abandon de ses enfants, si la lecture obligatoire des Confessions au lycée vous a définitivement fâché avec lui, si pour quelque raison enfin vous ne lui faites pas crédit, je peux toujours y suppléer par un dessin.
Un petit croquis vaut mieux qu’un long discours comme disait un Corse célèbre, et ce croquis là vaut son pesant de cacahuètes, je trouve.
Peut-être est-ce parce que j’ai personnellement connu de ces gens qui trouvaient plus noble et tellement plus gratifiant de s’occuper des petits Tartares Africains ou des petits Vietnamiens que de leur entourage. Peut-être est-ce parce que j’apprécie Reiser, et l’humour noir en général. Je ne sais pas trop. Quoiqu’il en soit je lui trouve une vérité profonde. Je me demande jusqu’à quel point Reiser lui-même en avait conscience.


vendredi 2 décembre 2011

Les aventures d'Olaf le koala

Dans un récent échange avec l'Amiral Woland, ce dernier a suggéré que nous fassions baptiser notre koala-mascotte.
L'idée me semble excellente. J'imagine que la cérémonie pourrait ressembler à quelque chose comme ça. Il me tarde d'y être.




jeudi 6 octobre 2011

"Je connais les hommes"

Lorsque j'entends parler Ségolène Royal, je ne peux m'empêcher de penser à cela :


Certains hommes sont misogynes, certaines femmes sont les ennemies de la gent masculine. Les raisons de ces dispositions du caractère importent peu, seule comptent leur existence.
Mon instinct me dit que Marie-Ségolène appartient à cette dernière catégorie et comme, jusqu'à maintenant, mon instinct ne m'a jamais trompé, je suis ses indications.
Cela a évidemment pour conséquence qu'il me sera toujours impossible de voter pour elle. Le seppuku, très peu pour moi.
Mais tout de même, quel dommage! Une candidate qui a des propositions si brillantes, si évidemment adaptées aux problèmes de notre cher et vieux pays!
Vraiment, je suis bien fâché de devoir suivre mon instinct.

dimanche 4 septembre 2011

Reiser et les Rrrominets

J’ai, je l’avoue, un certain faible pour Reiser, dont ni les ans ni la réflexion ne sont tout à fait parvenus à me guérir.
Oh, je devine ce que vous allez me dire : « Quoi ? Mais c’est un gauchiste ! Il cultive la laideur ! Sans compter qu’un certains nombre de ses dessins ne sont pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, à mettre entre toutes le mains ! »
Et, certes, tout cela est vrai. Mais songez que votre serviteur a commencé sa carrière intellectuelle avec des idées bien à gauche sur bien des points. Il faut bien qu’il en reste un petit quelque chose. Et puis il me semble aussi que, en toute objectivité, Reiser était un dessinateur hors du commun, doublé d’un observateur aigu, bien que partial, du monde contemporain. Son sens du gag et de la narration fait souvent merveille, même pour raconter des choses que la moralité réprouve et que la réflexion désavoue.
Bref, Reiser continue à me faire rire, en dépit du fossé intellectuel qui aujourd’hui me sépare de lui. Je cède d’autant plus volontiers à cette faiblesse que Reiser savait à l’occasion se moquer - et avec talent - de sa famille politique et des idées qui lui étaient chères, comme l’écologie.
Bien évidemment c’est plutôt ce genre de dessins que l’on trouvera ici.
Et d’abord, pour commencer gentiment, un mini récit dédié à tous nos vaillants défenseurs de Rrroms en situation irrégulière - un mini récit dessiné du temps où, même à gauche, on les appelait encore « les gitans ».