Quid?

Comme pour beaucoup des gens, le grenier est l’endroit où j’entasse, avec seulement assez d’ordre pour me donner bonne conscience, tous les objets dont je n’ai pas ou plus l’usage dans la vie de tous les jours mais dont cependant je ne désire pas me débarrasser.

Ce grenier virtuel joue à peu près le même rôle. On y trouvera donc tous les objets qui ne me paraissent pas dignes de figurer au salon mais qui cependant me semblent suffisamment intéressants pour être conservés et, qui sais ? pour être montré aux amateurs de curiosités.

Mais encore ? Des idées que je n’ai pas eu le temps ou le désir d’approfondir, des citations qui me paraissent donner à penser, des images, des réflexions plus ou moins décousues sur des sujets plus ou moins sérieux, bref un bric à brac sans prétention mais peut-être pas totalement dénué d’intérêt. Aux curieux de se faire leur idée.

Mais attention à la poussière, et, pour ne point être déçu, n’oubliez pas que si les greniers peuvent recéler leur lot de bonnes surprises ils ne sont pas habituellement l’endroit où l’on dissimule ses possessions les plus précieuses.

Bonne fouille.

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vendredi 4 mai 2012

Ballots and bullets






Puisque j’ai apparemment quelques lecteurs - plus ou moins - mélomanes qui fréquentent mon grenier, je profite de la période électorale pour faire d’une pierre deux coups. Et d’une je mets en ligne une chanson de circonstance qui, si elle n’est pas précisément entrainante, est du moins une incitation to join the good fight. Et de deux je fais un peu de publicité à un musicien qui, à mon avis, le mérite bien, à savoir Jérome Reuter la tête pensante (et chantante) du projet nommé Rome.
Rome est donc un « groupe » (en fait plutôt une sorte de one-man-show) qui officie dans ce qu’il est convenu d’appeler le néo-folk, ou le dark-folk, ou tout ce que vous voulez d’ailleurs : pourquoi m’em...quiquinerais-je à essayer de définir sa musique alors que j’en mets des extraits en ligne ?
Ecoutez le donc, mais avant sachez encore ceci. D’une part Jérome Reuter est fort productif, il sort à peu près un album par an et, comme ça ne lui semblait sans doute pas suffisant, il a décidé de sortir cette année trois albums d’un coup, sous le titre Die aesthetik der herrschaftsfreiheit (Reuter est Luxembourgeois - si, si, ça existe - et il manie aussi bien l’anglais que l’allemand ou le français).
Bien évidemment, sur ces trois albums, certains titres sont plus faibles que d’autres, ce qui fait que l’ensemble n’est pas à mon avis la meilleure chose qu’il ait produite. Mais - dans le genre qui est le sien - cela reste dans le haut du panier, et même largement. En plus de l’extrait de Die aesthetik..., je vous propose une chanson issue de ce qui me semble à ce jour être son meilleur album, Mass Mensch Material, histoire que vous puissiez vous faire une meilleure idée.
D’autre part le sieur Reuter est manifestement un gauchiste - je le mentionne pour ceux que cela pourrait déranger. Pour ma part cela m’est indifférent. Il fait de la bonne musique et il a le bon goût de ne pas trop insister sur sa gaucherie donc je passe sans problème sur ses opinions politiques. C’est aussi l’avantage d’écouter des chansons en anglais : je peux facilement faire abstraction du sens des paroles.
Et maintenant vous pouvez cliquer sur les vidéos : musique !